Histoire de la patisserie

Histoire du Baba au Rhum

Gourmands et gourmandes, passionnés d’histoire et de pâtisserie ou simple lecteur arrivé ici par hasard,

Pour ce premier article j’ai voulu mettre le paquet en m’attaquant à un gros dossier : le baba au rhum. Alors oui, ce n’est pas le gâteau le plus glam qu’on connaisse mais c’est une pâtisserie dont les origines sont contestées et j’aime les challenges. Quand on étudie son histoire dans les différents ouvrages (livres, blogs ou revues qui traitent du sujet), on est frappé par les incohérences, aussi nombreuses que les fautes d’orthographes sur twitter, qui jettent le trouble sur les événements qui ont vu naitre ce classique de la pâtisserie . Je vais essayer de vous faire un résumé pas trop soporifique que tout le monde ai envie de savourer jusqu’au bout.

Une seule certitude, Le nom de celui à qui ont doit cette pâtisserie : Stanislas Leczinski

Un polonais né dans une famille de bourge durant la 1ère moitié du 18e siècle , à qui, après la Diète polonaise, on a demandé d’être roi de Pologne (rien que ca!). Il a quand même du fuir Varsovie car son adversaire Auguste II (2), n’était pas trop d’accord avec ce choix et s’est allié à la Russie pour le virer du trône lui et ses alliés suédois. Il trouve refuge dans l’empire Ottoman avec qui il part en guerre contre la Russie, guerre qui s’achève par le traité du Prout (ca ne s’invente pas). Il décide ensuite de s ‘exiler en Suède puis en Lorraine où il s’installe pour de bon. Après toutes ces péripéties, sa fille le sauve de l’oubli en se mariant avec Louis XV, juste le meilleur parti de France. Il s’installe donc, tout frais payé, entre Nancy et le château de Lunéville, lieu de naissance du baba.

Plusieurs théories concernant la naissance du baba.

1- Pour les blogs « Papilles et Papotes », « Du sucré au salé » et les sites « wikipédia » et « 750g » (qui rapporte les propos de S-G Sender : juste un pâtissier mondialement connu), il s’agirait d’un kouglof, donc une brioche alsacienne à pâte levée, que Stanislas aurait ramené de son pays natal et qui se serait déshydratée pendant le voyage. Le pauvre qui ne voulait pas manger une brioche dure comme de la pierre demanda à son pâtissier, Nicolas Stohrer de trouver une solution. Le mec pas bête eut l’idée de tremper la brioche dans de l’alcool ( du vin de Malaga pour les uns, du sirop au rhum pour les autres) et l’accompagna de crème pâtissière qui deviendra avec le temps de la crème chantilly.

Personnellement, je pense que c’était du vin de Malaga, car comme le dis le blog « Du miel & du sel », à l ‘époque, le ,rhum était un tord boyau pour les matelots et le vin un alcool réservé aux princes et aux rois. Seulement Stanislas, était un roi déchu, mais ex roi quand même, et je le vois mal boire du rhum de pirates.

Par contre, pour le blog « Du miel et du sel » et pour le livre « La très belle et très exquise histoire des gâteaux et des friandises »(j’adore cet ouvrage!), il s’agissait également d’un kouglof sec mais qui fut trempé dans du vin de Malaga pour une bonne raison : à cause du mal de dents de Stanislas.

Comment vous dire qu’à l’époque les dentistes n’étaient pas très fréquenté et on avait plus des chicos que des belles dents, et le vieux Stanislas ne pouvait pas croquer sa brioche car elle était trop dur et à donc demandé à son pâtissier de la rendre plus molle ; la brioche hein !

2 – Pour « wikipédia » (mangent a tous les râteliers ceux la) et les blogs « Bonjour du Monde » et « Mercotte », ce n’était pas un kouglof mais une babka, une brioche polonaise et non alsacienne du coup, qui fut ramené de voyage.

Le nom

Presque tous sont unanimes pour dire qu’à l’époque de la création du gâteau, Stanislas était passionné des récits d’Antoine Galland qui avait sorti une nouvelle traduction des contes des « Milles et une Nuit ». Il aurait nommé son gâteau Ali Baba en l’honneur d’un des héros du livre ; vous savez, le même personnage que joue Fernandel dans cette version cinématographique qu’on nous repasse TOUS les étés . Plus tard, le nom aurait été raccourci par les parisiens qui trouvaient « Ali Baba » trop long (Hey ! Juste deux mots les mecs).

Le blog « Saisons-Vives » et mon super livre « La très belle et très exquise histoire des gâteaux… » ont une autre théorie qui serait que « baba » vient du polonais « babka » qui signifie vieille femme car lorsque le gâteau est imbibé, la corolle ressemblerait aux jupons des vieilles dames polonaises d’antan (charmant et peu ragoutant.)

Dans tous les cas, quand la fille de Stanislas se maria au roi Louis XV en 1725, elle embarqua Stohrer (le pâtissier de Stanislas pour ceux qui suivent pas) et le ramena à la cour. 5 ans plus tard il ouvra sa pâtisserie au 51 rue Montorgueil, boutique qui existe toujours aujourd’hui et qui réalise la recette originale.

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